09.07.2008

Transhumances

La vie est un songe dont nous sommes les ombres.

Ils passent les jours, effaçant la cruauté

De l’éternité. Errons, marcheurs funèbres

Sur les chemins d’espoir, en de longs défilés.


Dégénérés, nous nous agitons en tous sens,

Humanité sans âme, nouvelle Sodome

Tel un fléau rampent nos carcasses rances,

Processionnaires moribonds que nous sommes


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Songer au monde effondré, songer à l’Homme

Et aller mourir en un lieu reculé où,

Le silence couvrira les cris de mon âme

La bête gît, l’entaille profonde à son cou.


Il n’est point de hasards, mais des volontés

Et qui s’entrechoquent et qui se croisent

Certaines vivent, certaines disparaissent,

Dans l’infatigable mouvement des êtres du monde


Maudites prolégomènes d’une science gâtée


Des mots qui s’échappent, des peurs qui s’enfouissent

Telle est l’angoisse du névrosé, qui sans fin soupire

Du fond de sa prison de chaire et d’os

Qui le ronge ? L’eternel désespoir.


Transhumances, estampes oubliées de l’Humanité