24.09.2009

Petites histoires de République

62_Secret_bancaire.jpgQuand le gouvernement s'attache à régler le problème des banlieues...

Une info rapportée par le blog de H16 : Il faut se rendre à l'évidence : certains quartiers sont devenus de véritables "territoires perdus" de la République, selon l'expression d'Emmanuel BRENNER. Les policiers ne peuvent plus y pénétrer sous peine de se faire caillasser, encore qu'en ce moment les pierres se faisant plus rares, on canarde à l'arme de guerre. Toute la classe politique semblait impuissante face à cette situation. Toute ? non ! Une frange résiste encore et toujours au pessimisme ambiant. Notre gouvernement, dans un éclair de génie, à trouvé LA solution pour résoudre le problème des banlieues : Il faut désormais leur envoyer des contrôleurs FRIC-scaux avec pour mission la "frappe" chirurgicale au portefeuille des dealers, déroulant un véritable "tapis" de bombes fiscales pour abattre les dangereux contrevenants. Comment ne pas y avoir pensé avant ? C'est sûr qu'a côté de binoclars armés jusqu'aux dents de calculatrices et de mallettes paperassières, les CRS et les policiers font office de rigolos !

Vous n'y croyez pas ? et pourtant...ils l'ont fait :
Cela en dit long sur la compétence de nos dirigeants...
Quand le président de la République assure l'impartialité de la justice...

Pour ceux qui ne s'en étaient pas encore aperçus, chacune des promesses de campagne de Nicolas Sarkozy s'étiolent et se fanent au gré du bon vouloir de l'actualité. Mise en place de la taxe carbone pour (com)plaire à la nouvelle secte environementiste au mépris de la promesse de ne pas lever de nouveaux impôts. Félicitations envoyées à la famille Bongo pour sa victoire électorale "daimeaucratikeu" au mépris des promesses faites d'en finir avec la Françafrique et la République bananière. Il n'en fallait plus beaucoup pour desespérer : C'est chose faite aujourd'hui lorsque le président parlait hier de "coupables" dans l'affaire Clearstream. Honteuse présidence qui oublie le plus fondamentale des droits d'une défense : la présomption d'innoncence. Cela en dit long sur la compétence de l'homme en tant qu'avocat et cela en dit encore plus long sur le naufrage d'une fonction présidentielle sans cesse malmenée. Ce procès faisait déjà l'effet d'une martingale bien malodorante avant même son ouverture. Il se transforme en pugilat abject qui ne fait pas honneur à la République. Il nous emmène dans les entrailles pourries d'une classe politique qui n'a de cesse de fomenter manipulations et machinations contre elle-même. Et lorsque le président, flanqué de son immunité présidentielle et de sa présidence du conseil de la magistrature, s'engage dans la bataille juridique en parlant de "coupables" avant la fin du procès, on est bien en droit de se demander ce qu'il peut rester de l'impartialité de la justice...
Sic...pauvre République...

 

Ecrire un commentaire