07.10.2009

Les Chroniques Contemporiennes rendent l'antenne

20070902193905-au-revoir.jpg

Après une année passée à blogguer sur hautetfort, le temps est venu pour moi de refermer ce chapitre pour en ouvrir un nouveau. En effet, j'ai migré vers la plate-forme Wordpress pour vous proposer un support plus ergonomique, plus performant et plus dynamique. Les Chroniques Contemporiennes rendent donc l'antenne après avoir vaillamment servi. Un nouveau blog voit le jour : Librement vôtre. La jeunesse faisant place à un peu plus de maturité en terme de blog, il me semblait important de pouvoir accéder à de nouvelles fonctionnalités. C'est chose faite et je me réjouis d'ors et déjà de pouvoir vous accueillir sur ce nouveau support. Comme je le présentais dès le début, cette activité est une belle aventure intellectuelle qui me pousse à lire, me documenter, me confronter parfois à des points de vue opposés. En un mot, c'est une pratique extrêmement riche, chronophage hélas, mais toujours enrichissante. Mon ambition est de vous faire partager cette richesse plus avant grâce aux nouvelles possibilités offertes par Wordpress.

 

 

Rejoignez moi dès à présent sur Librement vôtre

 

Les Chroniques Contemporiennes resteront ouvertes pendant quelques mois mais tous les articles publiés depuis le début sont déjà disponibles sur la nouvelle plate-forme Wordpress.

Je vous dis donc à très bientôt, merci à tous ceux qui m'ont aidé à débuter en me conseillant, en postant des commentaires, en s'abonnant à mes flux et merci à tous ceux qui me permettront de progresser encore !

Librement vôtre,

Benoît

30.09.2009

Débat sur l'Islam : Tariq Ramadan face à Eric Zemmour

Ramadan vs.jpgLes débats de qualité sont rares dans le paysage audiovisuel français et on les rencontre parfois dans d'improbables lieux. Souvent sclérosés par les tabous, la langue de bois et la peur du "qu'en dira-t-on?". L'occasion ici pour moi de relayer une intéressante discussion échangée samedi dernier sur le plateau de l'émission de Laurent Ruquier, dans laquelle Tariq Ramadan venait défendre son dernier livre. Des moments forts ont rythmé ce débat. La question de la place de l'Islam dans la société occidentale ayant été âprement commentée dans la blogosphère ces dernières semaines, gageons que cette discussion, dont les protagonistes sont Tariq Ramadan et Eric Zemmour, viendra alimenter les échanges. Les contradicteurs se sont affrontés sur la question de l'identité française, la compatibilité Islam - Occident ainsi que le rapport entre l'Histoire de France et l'immigration. Ce que l'on peut dire c'est que l'échange entre les deux interlocuteurs fut honnête, franc et brillant. Monsieur Ramadan ne parvient pas hélas  à dissiper les ambiguïtés qui l'entourent mais il adopte un discours plus audible que ce que l'on a pu entendre de lui par le passé. On le comprend un peu mieux au moment de clore la discussion. En outre, les interventions de Francis Huster et d'Alexandre Jardin apportent une vraie valeur ajoutée. En revanche, on peut regretter que la question sociale ait été seulement survolée.

Partie 1

Partie 2

Partie 3

 

Ce débat a été trouvé sur le blog" Eric Zemmour, le blog de ceux qui l'aiment"

29.09.2009

Les dessous de l'affaire Polanski...

polanski_inline.jpgLa très prompte et massive mobilisation de soutien du monde artistique français à Roman Polanski, cinéaste franco-polonais sous mandat d'arrêt international par les Etats-Unis, laisse décidément sceptique. Emportés par un réflexe qui semble bien tenir du corporatisme, nous avons vu nos artistes clamer d'une même voix leur indignation suite à l'arrestation du célèbre cinéaste. Nous avons même vu Bernard Kouchner, fervent défenseur des droits de l'homme, se montrer solidaire du cinéaste, disant trouver "sinistre cette histoire, un homme d'un tel talent, reconnu dans le monde entier". Et le Ministre français de la culture, Frédéric Mitterrand, de s'associer à cette indignation en déclarant ressentir :

 

une "très profonde émotion" après l'interpellation du Roman Polanski, "un citoyen français" et "un cinéaste de dimension internationale". "De le voir ainsi jeté en pâture pour une histoire ancienne qui n'a pas vraiment de sens et de le voir ainsi seul, emprisonné, alors qu'il se rendait à une manifestation où on allait lui rendre hommage, c'est-à-dire ainsi pris au piège, c'est absolument épouvantable", a estimé Frédéric Mitterrand.

"On sait les conditions dans lesquelles c'est arrivé, et de la même manière qu'il y a une Amérique généreuse que nous aimons, il y aussi une certaine Amérique qui fait peur, et c'est cette Amérique là qui vient de nous présenter son visage"

 

Que dire de ces propos, si ce n'est qu'ils sont proprement inadmissibles et scandaleux ? Ainsi, on apprend de la bouche d'un Ministre qu'un viol sur mineur est une "histoire qui n'a pas vraiment de sens", que Roman Polanski est "jeté en pâture" à une justice qui - excusez du peu - fait son devoir, qu'il faudrait permettre au cinéaste de se soustraire à la justice sous prétexte que c'est une "histoire ancienne". Je questionne donc : de qui se moque-t-on ? Comment contester à la justice américaine le droit de juger un homme qui a reconnu son crime ? Comment comprendre que la Patrie des droits de l'homme puisse remettre en question le plus fondamental des principes du Droit : l'égalité devant la justice ? Ainsi, il faudrait gracier le cinéaste violeur au motif du caractère grandiose de son oeuvre ? Tout cela n'est que pure folie. Cette Amérique qui fait peur selon les mots de Frédéric Mitterrand, c'est aussi une Amérique qui estime que nul n'est au dessus des lois, qu'il soit cinéaste, ouvrier ou même Président des Etats-Unis d'Amérique. Prenons garde à ne pas l'oublier.

Je vous invite donc à lire le brillant article publié sur le blog de Maître Eolas. Une bonne façon de se remettre en tête les principes de la justice et du droit.

24.09.2009

Petites histoires de République

62_Secret_bancaire.jpgQuand le gouvernement s'attache à régler le problème des banlieues...

Une info rapportée par le blog de H16 : Il faut se rendre à l'évidence : certains quartiers sont devenus de véritables "territoires perdus" de la République, selon l'expression d'Emmanuel BRENNER. Les policiers ne peuvent plus y pénétrer sous peine de se faire caillasser, encore qu'en ce moment les pierres se faisant plus rares, on canarde à l'arme de guerre. Toute la classe politique semblait impuissante face à cette situation. Toute ? non ! Une frange résiste encore et toujours au pessimisme ambiant. Notre gouvernement, dans un éclair de génie, à trouvé LA solution pour résoudre le problème des banlieues : Il faut désormais leur envoyer des contrôleurs FRIC-scaux avec pour mission la "frappe" chirurgicale au portefeuille des dealers, déroulant un véritable "tapis" de bombes fiscales pour abattre les dangereux contrevenants. Comment ne pas y avoir pensé avant ? C'est sûr qu'a côté de binoclars armés jusqu'aux dents de calculatrices et de mallettes paperassières, les CRS et les policiers font office de rigolos !

Vous n'y croyez pas ? et pourtant...ils l'ont fait :
Cela en dit long sur la compétence de nos dirigeants...
Quand le président de la République assure l'impartialité de la justice...

Pour ceux qui ne s'en étaient pas encore aperçus, chacune des promesses de campagne de Nicolas Sarkozy s'étiolent et se fanent au gré du bon vouloir de l'actualité. Mise en place de la taxe carbone pour (com)plaire à la nouvelle secte environementiste au mépris de la promesse de ne pas lever de nouveaux impôts. Félicitations envoyées à la famille Bongo pour sa victoire électorale "daimeaucratikeu" au mépris des promesses faites d'en finir avec la Françafrique et la République bananière. Il n'en fallait plus beaucoup pour desespérer : C'est chose faite aujourd'hui lorsque le président parlait hier de "coupables" dans l'affaire Clearstream. Honteuse présidence qui oublie le plus fondamentale des droits d'une défense : la présomption d'innoncence. Cela en dit long sur la compétence de l'homme en tant qu'avocat et cela en dit encore plus long sur le naufrage d'une fonction présidentielle sans cesse malmenée. Ce procès faisait déjà l'effet d'une martingale bien malodorante avant même son ouverture. Il se transforme en pugilat abject qui ne fait pas honneur à la République. Il nous emmène dans les entrailles pourries d'une classe politique qui n'a de cesse de fomenter manipulations et machinations contre elle-même. Et lorsque le président, flanqué de son immunité présidentielle et de sa présidence du conseil de la magistrature, s'engage dans la bataille juridique en parlant de "coupables" avant la fin du procès, on est bien en droit de se demander ce qu'il peut rester de l'impartialité de la justice...
Sic...pauvre République...